Nombres complexes : géométrie et racines de l'unité (Terminale)

Ce chapitre de maths expertes montre comment les nombres complexes transforment des problèmes de géométrie plane en calculs. Le quotient c−ab−a\dfrac{c-a}{b-a} donne à la fois un rapport de longueurs et un angle orienté. Les racines nn-ièmes de l'unité décrivent les sommets des polygones réguliers et permettent même de calculer cos⁡(2π5)\cos\left(\frac{2\pi}{5}\right).

Définitions

Propriétés

Formules à retenir

Exemple corrigé

Soient A(1+i)A(1+\mathrm{i}), B(3+2i)B(3+2\mathrm{i}) et C(−1+5i)C(-1+5\mathrm{i}). Déterminer la nature du triangle ABCABC.

  1. On calcule c−a=−2+4ic - a = -2 + 4\mathrm{i} et b−a=2+ib - a = 2 + \mathrm{i}.
  2. c−ab−a=(−2+4i)(2−i)(2+i)(2−i)=−4+2i+8i+45=10i5=2i\dfrac{c-a}{b-a} = \dfrac{(-2+4\mathrm{i})(2-\mathrm{i})}{(2+\mathrm{i})(2-\mathrm{i})} = \dfrac{-4+2\mathrm{i}+8\mathrm{i}+4}{5} = \dfrac{10\mathrm{i}}{5} = 2\mathrm{i}.
  3. Le module donne ACAB=∣2i∣=2\dfrac{AC}{AB} = |2\mathrm{i}| = 2, donc AC=2ABAC = 2AB.
  4. Un argument donne (AB→,AC→)=arg⁡(2i)=π2  [2π](\overrightarrow{AB}, \overrightarrow{AC}) = \arg(2\mathrm{i}) = \dfrac{\pi}{2}\;[2\pi].
  5. Conclusion : le triangle ABCABC est rectangle en AA (et non isocèle, car AC≠ABAC \neq AB).

Ce que tu sauras faire

Questions fréquentes

Comment montrer que trois points sont alignés avec les nombres complexes ?

On calcule le quotient c−ab−a\dfrac{c-a}{b-a} (avec A≠BA \neq B). Les points AA, BB, CC sont alignés si et seulement si ce quotient est un nombre réel, car son argument mesure l'angle (AB→,AC→)(\overrightarrow{AB}, \overrightarrow{AC}).

Combien y a-t-il de racines nn-ièmes de l'unité ?

Il y en a exactement nn : ce sont les nombres e2ikπn\mathrm{e}^{\frac{2\mathrm{i}k\pi}{n}} pour kk allant de 00 à n−1n-1. Elles sont toutes de module 1 et forment les sommets d'un polygone régulier à nn côtés.

Pourquoi la somme des racines nn-ièmes de l'unité est-elle nulle ?

C'est la somme des termes d'une suite géométrique de raison ωn=e2iπn≠1\omega_n = \mathrm{e}^{\frac{2\mathrm{i}\pi}{n}} \neq 1 : elle vaut 1−ωnn1−ωn=0\dfrac{1-\omega_n^n}{1-\omega_n} = 0 puisque ωnn=1\omega_n^n = 1. Géométriquement, le centre du polygone régulier est l'isobarycentre de ses sommets.